La pharmacie de Pascal Leclercq
Alors qu’il se balade à vélo, le narrateur s’arrête devant l’ancienne maison de ses grands-parents. Celle-ci abritait également la pharmacie dans laquelle ils officiaient tous deux, et où, lui, le narrateur, a passé tant d’heures et de jours qui ont marqué ses premières années.
Un arrêt sans doute pas si fortuit que cela, et qui ranimera l’un de ses anciens projets, souvent entamé puis abandonné : raconter son enfance fût marquée par cette maison. Cette décision va d’abord susciter une réflexion autour de la mémoire : comment se construit-elle ? Tout ce qu’elle conserve a-t-il réellement eu lieu ? Puis-je tout raconter dans un livre alors que d’autres personnes sont impliquées ? Alors qu’il croit que finalement son projet va à nouveau avorter, le fil se délie et nous entraîne, à la suite de longues phrases, dans lesquelles on ne se perd jamais, et de répétitions qui agissent comme le fixateur sur les photos que l’on développait alors, pour nous entraîner en un texte magnifique, où l’émotion, l’humour et la profondeur ne prennent jamais de repos.
- Nicolas