l'apparence du vivant

L'apparence du vivant de Charlotte Bourlard

Une jeune photographe s’établit dans la maison d’un couple de croque-morts retraités. C’est surtout Madame Martin qui accueille la jeune femme, Monsieur reste allongé toute la journée dans son lit, sans toutefois perdre une miette de ce qui se passe dans l’immense demeure isolée de la banlieue liégeoise.

Au fil du temps, Madame Martin, passionnée de taxidermie, va dispenser son savoir à la jeune photographe, espérant d’elle un Grand œuvre final dont la réalisation mettra un terme à leur pacte implicite et radical. Premier roman de Charlotte Bourlard, « L’apparence du vivant » distille une intrigue vénéneuse et parfois dérangeante : Madame et la narratrice semblent n’être retenues par aucune barrière morale, elles agissent pour accomplir leur dessein, sans égard pour leurs semblables. De leurs pérégrinations dans un Liège perpétuellement en chantier et où l’on ne croise que clochards et toxicomanes, on retient une cocasserie mêlée de cruauté pure. Un texte qui aborde frontalement, et souvent avec ironie, la mort et le vieillissement des corps, mais aussi l’amour qui traverse le temps.

  • Nicolas